Doidivanas – des rocks et des
gauderiadas(1)
Doidivanas ( a partir de“ doido” = fou). Individu frivole, imprudent, étourdi, excentrique. Badin, singulier, écervelé.
DES ROCKS ET DES GAUDERIADA
Le groupe Doidivanas entreprend la fusion du rock’n’roll avec la musique régionale du sud du Brésil.

Après 13 ans de carrière, le groupe gaucho Doidivanasse réinvente: il participe de la campagne de l’opérateur TIM pour le Rio Grande do Sul, il présente des albums à Internet (pour être téléchargés em MP3), il lance un nouveau site, fait un remixage de son premier CD et prépare du matériel inédit.

IL ÉTAIT UNE FOIS... Le groupe apparaît en mars 1995, à Pelotas (au Rio Grande do Sul), une ville située à l’extrême sud du Brésil. Il est composé d’un groupe d’amis qui apprécie la fusion du rock avec d’autres tendances musicales.

Felipe Mello (vocal), Rodrigo Osório (basse), Con6 (guitare électrique) e d’Mart (batterie) commencent à jouer et à composer sous l’influence de groupes et d’artistes tels que Red Hot Chili Peppers, Living Colour, Pearl Jam et Faith No More, en plus de, bien sûr, Chico Science et Nação Zumbi, Almôndegas, Victor Ramil, Mano Lima, Engenheiros do Havaíí, Nei Lisboa, Tangos e Tragédias, Cenair Maicá, Kleiton e Kledir, parmi d’autres artistes de la scène musicale du sud.

Le groupe se présente dans des pubs, des fêtes, des discothèques et des espaces alternatifs. Em 1995, le Doidivanasest finaliste du Circuit de Rock promu par la RBS TV, à Capão da Canoa (RS). Il participe aussi du recueil du Musivale, un festival qui a lieu dans la ville de Lajeado (RS).

LA BALLADE BOVINE. En 1996 encore, le groupe participe du festival Moenda da Canção (2), dans la ville de Santo Antônio da Patrulha (RS) avec la Ballade Bovine, un mélange de rock, funk et vanerão(3). Le travail de composition est stimulé par l’excellent accueil procuré par les médias, les artistes et le public.
A partir de ce moment, le groupe intensifie la recherche et le mélange du rock avec des éléments de la musicalité régionale gaucha et brésilienne. En 1998, le premier CD du groupe, Liber Pampa, sème des idées sonores qui dépassent les frontières géographiques et culturelles du Rio Grande do Sul.

DE LA BOîTE AU GALPÃO. L’album Liber Pampa permet au groupe de réaliser à peu près 40 shows dans le RS et l’Uruguay. Il joue dans des festivals, des foires, des montres collectives et d’autres événements, tels que la Fête du Raisin, à Caxias do Sul, la Payada – Festival de l’Art Créole (Métis) du Cône Sud, à Arroio Grande, le RS Musique, à Porto Alegre, l’Acte – Show Lagune Propre, Réveillez-vous! – un Festival de Culture et d’Art, la Fenadoce (Fête Nationale des Confitures) et le Cabobu, à Pelotas, l’Eté avec de la Vie, au littoral nord, le Musicanto, à Santa Rosa, la Moenda, à Santo Antônio da Patrulha, le Circuit de Musique de l’Etat de Rio Grande do Sul, dans la région montagneuse, le Festival de Folklore de Minas y Abril, en Uruguay, etc.
Le groupe est désigné, dans la catégorie révélation, au Prêmio Açoriano de Música 99 (Prix de Musique), un événement promu par la mairie de Porto Alegre (RS) qui présente ce qu’il y a de meilleur dans la production musicale de l’état.

MUSIQUE ET BANDES DESSINÉES. En décembre 1999, le groupe entreprend le projet Je viens de Pelotas, pourquoi? en collaboration avec André “Alma” Macedo, auteur de Bandes dessinées. Le projet correspond à un kit comprenant un CD et une revue, où les membres du groupe deviennent des personnages de BD. Alma est le créateur de l’univers des personnages Libório et Betinho (www.andremacedo.com.br), très populaires à Pelotas et dans la région sud du Rio Grande do Sul.

Entre 1999 et 2001, le Doidivanasproduit divers démos et ouvre de nouveaux chemins pour la sonorité du groupe, Il change surtout en ce qui concerne l’usage des sampleurs et des programations rythmiques, tout en utilisant l’ordinateur comme un partenaire pour les arrangements. Dans cette période, le groupe compose plus de 40 musiques.

UN AUTRE VOYAGE. En 2000, le groupe monte son propre studio d’enregistrement, le Docteur Audio, où il enregistre et produit son nouveau travail. En janvier 2002, ils lancent leur second album, Viagem ao Sul da Terra (Voyage au Sud de la Terre) à travers leur sceau, Bugioganga Records.

Cette même année, le groupe joue à la dernière étape du festival Rock’n’Halls, à São Paulo. Son travail a été un des 4 séléctionnés parmi plus de 2400 inscrits dans tout le pays. Le Doidivanasparticipe du Novo Som do Brasil (Nouveau Son du Brésil), un tableau dans le Jornal Hoje (Aujourd’hui), véhiculé pour le Brésil entier par le réseau de télévision Globo. L’album Viagem ao Sul da Terra procure deux vidéoclipes au groupe: Bah! et 300 Noites (Nuits) – en cours d’édition.

En 2003, la musique Ballade Bovine intègre le recueil Conexão RS, lancé par la radio Pop Rock FM dans la région métropolitaine de Porto Alegre. Les groupes Vera Loca, Gallaxy Trio et d’autres participent aussi de ce recueil. Les musiques O Opositor et Balada Bovina commencent à faire partie de la programmation de la radio.

UNS ROCK. Le groupe s’occupe de l’organisation et participe du festival Uns Rock, une présentation de musique indépendante gérée à partir de la liste de discussion officielle du groupe à Internet. Cette liste a été créée en mai 2002 par le publicitaire Daniel “Cuca” Moreira.
L’événement accueille huit groupes qui représentent plusieurs styles et tendances de la scène actuelle du rock gaucho: Tom Bloch, Irmãos Rocha!, Freak Brotherz, Auto Retrato, parmi d’autres. Ce festival, qui a ouvert l’espace pour la banque de tee-shirts, de CDs indépendants et de fanzines, a été transmis sur le vif par Internet.

NOSOTROS. En 2003, le groupe rentre en studio pour enregistrer et produire son nouveau projet, le Nosotros, un travail de relecture des artistes gauchos et latino-américains, qui a été conçu à partir des versions que le groupe présentait dans ses shows.

Il apparaît dans l’album des artistes et des groupes qui ont été des points de repère pour le Doidivanas, tels que les Almôndegas, Nei Lisboa, Mano Lima, Sui Generis (le groupe séminal de l’argentin Charly Garcia), Nelson Coelho de Castro, Cenair Maicá, TNT, Bebeto Alves et d’autres artistes. Toutes les chansons sont revisitées dans une pegada (5) rock’n’roll et dans un langage qui flirte avec la musique du monde et qui met en valeur les cultures régionales.

La recherche d’une bonne partie du répertoire de l’album a été réalisée avec la collaboration du compositeur Edu daMatta. Participent des enregistrements: le DJ Anderson (groupe Ultramen), Leonardo Oxley Rodrigues (arrangement des cordes), le petit gaiteiro Mano Jr., Bira do Cavaco (groupe Pra Todas as Raças), sans parler des collaborateurs usuels: Negrinho Martins, Éber Barbosa, Jucá de Leon et daMatta même. L’album Nosotros n’a pas encore été lancé.

À la fin de 2004, le groupe fait partie du recueil Arte Daqui (Art d’Ici), produit par la RadioCom FM, la principale radio communautaire de Pelotas (RS). Le projet présentant 20 artistes propose un panorama de la production de rock de la région. Psyco Say Caniggia, Freak Brotherz, Nação Suburbana, Edu daMatta, Auto Retrato, parmi d’autres, font partie de ce projet.

TIM TIRIM TIRIM TIM. En octobre 2005, le groupe participe de la campagne de l’opérateur TIM pour le Rio Grande do Sul. À côté de TAMBO DO BANDO (Santa Maria), PIRISCA GRECCO (Uruguaiana) et KRIZ (Caxias do Sul), on interprète “Conto de Fraldas” (6), du génial TOM ZÉ.

Le film de 30 secondes mélange des scènes où beaucoup de personnes chantent la musique-thème avec des images de quelques villes du RS dans lesquelles l’opérateur est présent. Outre la TV, la campagne est véhiculée dans les radios, les journaux, le cinéma, les points de vente de TIM et sur des panneaux.

UNE DÉCADE DE ROCK ET DE GAUDERIADAS. En 2005, le groupe complète 10 ans de carrière. Et pour commémorer, le Doidivanasse réinvente: il met des albums à la disposition sur Internet (pour télécharger en MP 3), il lance un nouveau site, fait un remixage de son premier CD et prépare du matériel inédit.

Sept ans plus tard, le CD est “retourné”, c’est-à-dire, remixé et remasterisé à partir des bandes originnelles. (ADAT). Il s’agit vraiment d’un travail de réingénierie musicale réalisé par le bassiste Rodrigo Osório.

Le nouveau site du groupe est produit par le publicitaire Daniel Cuca Moreira et par le webdesigner Diego Mello. Le groupe travaille en ce moment sur environ 20 nouvelles chansons, qui seront lancées en 2009.

Note
1. Gauderiada – ce mot vient de gaudério, un individu qui voyage toujours, se montre insouciant, amusant, se sent bien dans sa peau. Il désigne quelqu’un qui n’a pas de domicile fixe, errant, voyageur.

2. Moenda da canção – festival de musique brésilienne qui a lieu tous les ans dans la ville de S. Antônio da Patrulha, RS, Brésil.

3. Vanerão – un des rythmes traditionnels les plus populaires du Rio Grande do Sul; il vient de vanera, une danse et une mélodie issues du rythme cubo (habanera ou havanera), joué par les groupes des régions d’immigration allemande et italienne et adapté par les gauchos (les habitants ou les naturels du Rio Grande do Sul, l’état le plus méridional du Brésil).

4. Galpão – sorte d’auvent, de véranda. Grand bâtiment rustique construit au siège de l’estância (ferme) et qui sert à abriter des hommes et des animaux, aussi bien qu’à garer du matériel, etc.

5. Pegada – un rythme – ou une musique – qui est joué d’une façon forte et syncopée; il y a un rapport avec le punch, de l’anglais.

6. Conto de fraldas – musique du chanteur et compositeur de Bahia Tom Zé, une des figures les plus controversées et les plus originales de la musique populaire brésilienne.